Bains thermaux (onsen) : le choix ne manque pas dans la région.
Kanazawa
Kanazawa est la capitale de cette préfecture qui donne sur la mer
du Japon. Elle est injustement méconnue des guides de voyages occidentaux
(comme d'ailleurs toute la côte ouest du Japon). Epargnée
par les bombardements de la deuxième guerre mondiale et par les
catastrophes naturelles, elle a su garder une partie de son charme historique.
En effet, durant l'ère Edo, la région de Kanazawa était
l'une des plus riches de tout le Japon. Les seigneur locaux utilisèrent
une partie de leurs richesses pour favoriser la création artistique
sous toute ses formes. Aujourd'hui encore, Kanazawa est l'un des centres
culturels du Japon. L'office du tourisme est situé dans la gare
(en face de la sortie des quais, aller en face et entrer dans la galerie
marchande la plus à droite, l'office est sur la droite). Fait à
signaler, il dispose d'une carte touristique de la ville en français
! Bravo ! Elle est très bien faite et suffit pour partir à
la découverte de la ville. Près de la sortie ouest de la
gare, on peut louer des vélos. La ville étant plate c'est
un moyen commode d'y circuler.
Le jardin de Kenrokuen est la plus célèbre attraction de Kanazawa. Son nom vient du fait que six éléments sont requis pour faire un beau jardin : séclusion, espace, artificialité, ancienneté, eau en abondance et une belle vue (sur des éléments extérieurs mais s'intégrant dans le spectacle du jardin s'ils sont vus depuis celui-là). Kenrokuen réunit ces 6 éléments. C'était jadis un des jardins extérieurs du château de Kanazawa. L'entrée au jardin coûte 300 yens. Il est ouvert de 7 heures du matin à 6 heures du soir, sauf du 16 octobre au 1er mars, ou il est ouvert de 8 heures du matin à 4 heures et demie de l'après-midi.
Kenrokuen est certainement une des attractions les plus connues de Kanazawa, mais elle est loin d'être la seule. L'ancien quartier des samouraïs peut être parcouru. Quelques rues encore intactes ont une ambiance tout à fait particulière (à visiter de préférence tôt le matin ou en fin de journée pour éviter la foule). Certaines des maisons peuvent d'ailleurs se visiter comme celle de la famille Nomura (ouvert de 8 heures 30 à 4 heures 30. Entrée 400 yens), ou celle de la famille Terashima (située cependant dans un autre quartier. Fermé le jeudi. ouvert de 9 heures à 4 heures. Entrée 400 yens).
Kanazawa est la dernière ville au Japon (mis
à part Kyoto) où des geisha sont encore en activité. Peu
de chances d'en voir (ça coûte effroyablement cher et c'est réservé
à un public de spécialistes), par contre on peut visiter le quartier
où elles officient : Higashiyama (voir les photos
).
Dans ce quartier, une maison de geisha, appelée Shima, est ouverte au
public la journée (de 9 heures à 18 heures. Fermée le lundi.
Entrée 300 yens). Il est aussi possible de séjourner dans un minshuku
établi dans une ancienne maison de geisha rénovée.
La large palette des possibilités de
Kanazawa n'est pas terminée. Kanazawa à longtemps été,
et est toujours, un centre d'artisanat réputé pour notamment
: la poterie, les kimono, les objets dorés, les objets en bois laqué.
La poterie parce que Kanazawa est le centre du Kutani-Yaki, une des très
nombreuses formes de poterie qui existent au Japon. Les kimono parce que
Kanazawa produit un style de Yûzen (voir le dossier sur les kimono
),
les objets dorés parce que Kanazawa a longtemps été
le seul endroit autorisé par le shogun à travailler et commercialiser
l'or et enfin le bois laqué parce que les artisans de l'endroit
sont renommés depuis des siècles. Pour avoir un aperçu
de tout çà vous pouvez visiter le musée préfectural
des arts traditionnels (situé à proximité de Kenrokuen),
à ne pas visiter si on n'a pas D'intérêt pour ce genre
de choses (fermé le jeudi. Je n'ai pas les heures d'ouverture ni
le prix, mais je crois que ça tournait autour de 500 yens. Il doit
être ouvert de 9 heures à 16 heures). On peut aussi voir tous
ces artisans à l'oeuvre. La place manque pour citer tous les endroits
où on peut en voir. Citons donc pour la poterie le Kutani Kosen
Gama Kiln, dans le quartier de Teramachi. Fait rare il est ouvert tous
les jours et gratuit! Pour les kimono, il y a à proximité
de Kenrokuen le "Hall d'exposition du Kaga Yûzen". L'entrée
coûte 600 yens. On peut y voir de nombreux kimono exposés
ainsi que (mais pas toujours) des artisans en train de les confectionner.
À réserver aux inconditionnels du kimono, vu le prix d'entrée.
Pour les autres, on peut voir des kimono dans de nombreuse vitrines à
travers la ville. Les objets en bois doré et leur fabrication peuvent
se voir au magasin Sakuda dans le quartier de Higashiyama (entrée
gratuite). Ne manquez pas de passer aux toilettes du magasin (à
l'étage, je n'en dis pas plus). Pour le bois laqué, les artisans
sont en dehors de la ville, voir assez loin, mais vous pouvez voir un grand
choix d'objets divers dans les grands magasins de la ville (essayez Meitetsu
Marukoshi et Daiwa).
À Kanazawa, le théâtre No est encore relativement vivant. Durant l'ère Edo, les seigneurs locaux non contents de sponsoriser toutes sortes d'artisans, sponsorisèrent aussi les théâtres. Kanazawa est donc resté un endroit où le No est montré relativement souvent. Informez-vous à l'office du tourisme. On peut aussi simplement visiter le théâtre No (près de Kenrokuen), pour se faire une petite idée de la chose. C'est gratuit. Il n'y a qu'à entrer dedans (enfin moi j'ai toujours visité sans que qui que ce soit ne me dise quelque chose).
Il y a deux auberges de jeunesse à
Kanazawa. Le Matsui Youth Hostel (tél. 076 221 0275), très
bien situé puisque à proximité du centre ville, mais
fermant à 22 heures (2800 yens pour une nuit sur des tatami). Sinon
le Kanazawa Youth Hostel (2800 yens dans le dortoir, 3800 yens pour une
chambre personnelle), fermant aussi à 10 heures et situé
sur les hauteurs de la ville, donc pas très facile d'accès.
Du côté des Minshuku, il y en
a beaucoup. Citons le Murata Ryokan, membre du Japanese Inn Group (tél.
076 263 0455), bien situé (4600 yens pour une nuit sans repas) et
le Yôgetsu Minshuku (tél. 076 252 0497), dans le quartier
de Higashiyama (4500 yens pour une nuit sans repas).
Enfin signalons qu'à la mi-juin se
tient le "Hyaku-man gokku". Un grand festival. Pas un des "plus beaux festivals
du Japon", mais un très beau quand même. Il attire des touristes
japonais en masse. Prenez donc garde à réserver train et
hébergement bien à l'avance si vous allez à Kanazawa
durant cette période. Il est possible à Kanazawa, d'avoir
un guide bénévole pour découvrir la ville. S'adresser
à l'office du tourisme (réserver au moins 1 jour à
l'avance).
3 jours. La route Julian continue ici après
être arrivé de Takayama en
train. Plutôt que de loger à l'auberge de jeunesse on
recherchera l'expérience nippone ultime en logeant au Minshuku
Yôgetsu (qui est dans une ancienne maison de geisha). 4500 yens
pour une personne (tél. 0762-52-0497). À Kanazawa en plus
de tout ce qui est mentionné au-dessus, on se promènera
aussi le long de la rivière Sai et dans le quartier de Teramachi,
on fera une virée le soir, dans le quartier de Katamachi (étonnamment
animé pour une petite ville comme Kanazawa), on ira dans un petit
jardin japonais peu connu (le Gyokusen-en, près de Kenroku-en).
En plus de l'entrée on s'offrira aussi un thé. Quoi de mieux
que de se faire servir un thé vert avec le cadre d'un jardin japonais
tout autour ? L'avantage sur Kenroku-en c'est que les visiteurs sont peu
nombreux. Ne pas manquer d'aller le matin au marché d'Omicho pour
un contact avec le peuple japonais. Ne pas être surpris si certains
sont entreprenants, voire grossiers. Kanazawa est connue pour son poisson
et ses fruits de mer. Ses habitants prétendent avoir les meilleurs
sushis du Japon. On trouve plusieurs restaurants minuscules proposant
du sushi ou des donburi (lamelles de poisson posées sur du riz
chaud dans un bol) dans le marché d'Omicho. La suite de la route
Julian est bien plus au sud à Okayama.![]() |
| L'avis de Mathias
(15/05/2001 17:46) :
"À Kanazawa le mieux c'est de se promener en vélo dans les petites rues aux alentours des points touristiques. Le soir, ne manquez pas de faire un passage à Zisake, un minuscule bar à sake en plein Katamachi, le quartier chaud de Kanazawa. On peut y boire le sake au verre (100 ou 200 yens le verre), l'occasion de goûter des sortes différentes (il y en a plus de soixante). Si on descend depuis le carrefour de Katamachi (descendre s'entend aller dans le même sens que la rivière Sai toute proche), on finit par arriver à un autre grand carrefour près duquel se trouve le "Kanazawa Brewry Garden" (en anglais dans le texte) connu des indigènes sous le nom de J-birru (Phonétiquement : "Dji Bilou"). C'est l'occasion de vider quelques chopes dans cette micro-brasserie. Attention sur la liste des plats, certains parmi les plus chers sont ridiculement petits, alors que d'autres pourtant bon marché sont grands (visez les pizza pour vous caler la panse). Pour faire quelque chose de plus culturel que de boire, allez au Honda Museum (près de Kenroku-en) ou à la villa Saison-Kaku (juste derrière Kenroku-en). À Nagamachi, il y a un intéressant bâtiment, une ancienne maison de marchand (cas rare au Japon, l'entrée est gratuite !). C'est une grosse maison de style ancien, à proximité de la petite rivière qui traverse Nagamachi, connue sous le nom de Kanazawa Shinise. Ça permet de se faire une idée sur ce qu'étaient les magasins à l'époque féodale." |