Le terme kimono tout d'abord, montre bien l'origine simple du vêtement aujourd'hui très élaboré. Le premier idéogramme "ki" signifie "mettre, se vêtir", tandis que le deuxième "mono", signifie simplement "une chose". Au sens étymologique du terme, kimono veut donc dire "quelque chose dont on se vêt".
 
 

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Ôshima tsumugi
Une légende raconte qu'une jour une jeune femme vivant sur l'île Amami Ôshima oublia une partie de sa lessive dans la rivière. Quand elle retourna le jour suivant chercher le kimono manquant, elle le trouva dans la boue de la rivière. Elle fut très surprise de constater qu'il avait pris une belle couleur brune. 
Le fil de soie d'Ôshima tsumugi est teint avec des morceaux de bois de l'arbre connu sous le nom savant de Rhaphiolepis umbellata var. Mertensii. Le fil est ensuite passé dans un bain de boue. Le fer contenu dans la boue fixe alors la teinture sur le kimono. Nul part ailleurs (paraît-il) les conditions requises pour cette technique particulière ne sont remplies. Confectionner assez de fil pour un kimono prend environ un mois à un artisan chevronné (donc le kimono coûtera cher ;-). 
Tsumugi
Un kimono tsumugi, est un kimono en soie tissée. Ils ont un côté rustique et une touche artisanale qui en font les kimonos les plus populaires au Japon. En général on porte un obi teint (et non tissé) avec un kimono tissé. Les kimonos tsumugi ne peuvent être utilisés pour les occasions formelles. 
Nishiki obi
Les obi nishiki sont des obis de brocart. Ils sont fabriqués totalement ou partiellement avec des feuilles d'or ou d'argent. Ils doivent être fabriqués à la main, aucune machine ne pouvant enfiler correctement les feuilles d'or et d'argent. Leur nom vient du fait que la quasi-totalité du brocart japonais est fabriquée à Kyoto, dans le quartier de Nishijin.
Omeshi chirimen
C'est paraît-il recommandé pour quelqu'un qui porte un kimono pour la première fois, parce que ce tissu garde presque toujours un aspect soigné.
Un tissu est "omeshi" par la méthode de fabrication. Je vous passe les détails techniques. En gros quand le fil est teint, les bobines de fil sont protégées à certains endroits par des rubans élastiques pour que seules certaines parties du fil soient teintes. On fabrique avec des kimono rayés ou kasuri (sur la photo on voit un échantillon de tissu kasuri).
Komon
Un kimono komon a été fabriqué selon une technique proche du batik (pour ceux qui font du bricolage). Alors que Kyoto était réputée pour les dessins peints à la main, la technique komon était prisée à Edo (ancien nom de Tokyo). On parle donc parfois de Edo komon.
En simplifiant les choses, on fabrique d'abord une sorte de chablon dans un papier spécial. On met le papier sur le tissu. Puis on recouvre le tout avec de la pâte de riz. La pâte vient se fixer aux endroits où le chablon ne protège pas le tissu. Le tissu est ensuite teint. comme il est protégé aux endroits où il y a de la pâte de riz, on obtient des motifs réguliers. 
Il s'agit d'un des types traditionnels de kimono. On peut donc en voir souvent au Kabuki ou au Bunraku. De une à trois couleurs peuvent être utilisées en teinture successives.

 
Shibori
La technique shibori utilise des fils continus de différentes couleurs, qui sont passés à travers le tissu de base et attachés derrière. Elle peut être utilisée pour tous les types de kimono, des plus formels au plus décontractés. Elle est aussi utilisées fréquemment pour les Yukata ou les kimonos masculins.
Il existe parmi les trésors impériaux, des restes de shibori datant du 8ème siècle, montrant l'ancienneté de cette technique au Japon.
De nos jours les kimono shibori sont bien souvent produits avec des machines, mais les finitions doivent être faites à la main. IL ne faut pas moins de 300'000 points pour un kimono complet.  Le centre principal de la production de shibori est la région d'Arimatsu Narumi (préfectures de Kyoto et d'Aichi).
Yûzen
Le Yûzen, une des techniques les plus représentatives des kimono japonais, consiste à peindre les motifs directement sur le kimono. Les images les plus complexes peuvent donc être produites. On commence en général par peindre la forme des images avec de l'encre délebile, avant d'appliquer à la main une protection sur les endroits qui ne doivent pas être teints. La fabrication complète requière de multiples étapes. À la fin, une fois la dernière teinture appliquée, le tissu est longuement lavé dans l'eau froide d'une rivière. On pouvait donc voir de longs rubans de tissu coloré, flottant (attachés à un bout quand même ;-) dans la rivière Kamo à Kyoto. De nos jours il est toujours possible de voir pareil spectacle à certains endroits (dont près de Kanazawa). 
Si la production de Yûzen commença jadis à Kyoto, Kaga (région de Kanazawa) devient par la suite un autre centre important. On trouvera donc des Kyoto Yûzen et des Kaga Yûzen., qui ne varient que par le style des dessins et les couleurs utilisées. 
Tsuzure
Tsuzure veut dire tapisserie. La technique de la tapisserie, semblable en technique et en magnificence avec ce que pratiquaient les Gobelins en France est utilisée essentiellement pour fabriquer des Obi. Si la plus grande partie de la fabrication est mécanisée, le résultat dépend toujours de l'habileté de l'artisan.
On notera également que cette technique est fréquemment utilisée pour fabriquer les rideaux des théâtres japonais.